Contre les attaques capitalistes

Retour a la lutte de classe proletarienne !

(«le prolétaire»; N° 515; Mars - Avril - Mai 2015)

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Prolétaires, camarades!

 

Depuis la victoire de Hollande aux présidentielles, les nouveaux gouvernants «de gauche» n’ont cessé de multiplier les attaques anti-ouvrières et les mesures antisociales et répressives, non seulement en parfaite continuité avec la politique suivie par Fillon - Sarkozy, mais en l’aggravant encore. Cela ne peut surprendre que ceux qui auraient oublié l’action de la gauche au pouvoir (PS, PCF et Ecologistes) lors des mandats de Mitterrand ou quand Jospin était Premier ministre. En dépit de leurs discours quand ils sont dans l’opposition et de leurs proclamations électorales, les partis qui la composent ont toujours servi les intérêts du capitalisme au détriment des intérêts des travailleurs: rappelons-nous Fabius déclarant qu’il avait fait, lorsqu’il était premier ministre, le «sale boulot» que la droite n’avait pas réussi à accomplir. Ces partis sont en réalité des partis politiquement bourgeois (quand ils ne le sont pas socialement): Valls était le plus honnête quand en 2009 il voulait changer le nom du PS pour faire disparaître l’adjectif «socialiste». Cependant pour garder leur audience auprès des travailleurs, ces partis ne peuvent pas avouer qu’ils se situent dans le camp opposé...

Mais ces partis de gauche ne pourraient pas aussi facilement renier leurs promesses électorales (même réduites à un minimum dans le cas de Hollande. S’il ne s’est jamais cru obligé de se dire, comme Mitterrand l’avait fait, «anticapitaliste», lors de la campagne électorale il avait déclaré, sans rire, que son ennemi était la finance!) et se conformer aux exigences capitalistes, s’ils n’avaient pas l’assurance que les appareils syndicaux feraient tout leur possible pour prévenir, isoler et stériliser les luttes, en un mot pour maintenir la paix sociale.

 Parfaitement réformistes, c’est-à-dire farouchement opposés à toute perspective de lutte révolutionnaire contre le capitalisme, intégralement collaborationnistes, c’est-à-dire partisans indécrottables du dialogue entre «partenaires sociaux», complètement pacifistes et légalistes, c’est-à-dire fanatiquement respectueux des lois bourgeoises qui codifient l’exploitation capitaliste et de l’Etat qui la défend, comment ces appareils syndicaux pourraient-ils s’opposer réellement aux intérêts bourgeois? Comment pourraient-ils susciter ou soutenir des luttes qui risquent de prendre un tour anticapitaliste? Attachés par mille liens aux institutions bourgeoises mises sur pied pour paralyser le prolétariat, ils ne peuvent que s’efforcer de cacher que patrons et travailleurs, bourgeois et prolétaires, ne sont pas des partenaires mais des adversaires de classe. Par nature incapables de défendre autrement qu’en paroles les intérêts des travailleurs, ils ne peuvent que s’opposer à toute lutte prolétarienne réelle, de classe, contre les capitalistes et leur Etat, comme mille exemples le démontrent.

Faire confiance à ces appareils syndicaux pour lutter contre les attaques capitalistes serait tout aussi absurde que de faire confiance au gouvernement Hollande pour s’opposer aux patrons! C’est seulement en menant les luttes et en s’organisant en dehors d’eux, en s’opposant leur sabotage inévitable, qu’il est possible de résister et de vaincre!

 

Prolétaires, camarades!

 

Les attaques anti-ouvrières menées soi-disant pour «résorber les déficits», pour «défendre la monnaie» ou tout simplement pour rétablir la «bonne santé de l’économie nationale» ne se limitent pas à la France. Dans pratiquement tous les pays, du Brésil à la Grèce, de la Chine à la Grande-Bretagne, du Viet-Nam à l’Italie, etc., et souvent de manière bien plus brutale qu’ici, les capitalistes et les gouvernements à leur solde s’attaquent aux travailleurs, renforcent l’exploitation et aggravent les conditions de vie et de travail des masses: partout la crise capitaliste est synonyme de chômage, de précarité et de misère croissante.

Mais si la crise économique attise la guerre sociale de plus en plus aiguë menée par les capitalistes contre leurs prolétaires, elle provoque aussi dans les régions où se heurtent avec le plus d’intensité les appétits rivaux de différents Etats ou groupes capitalistes, de véritables affrontements armés, de véritables guerres féroces où les prolétaires servent de chair à canon pour des intérêts qui ne sont pas les leurs: en Afrique, au Moyen-Orient, en Ukraine, etc.

 Chassés de chez eux par la misère la plus noire, par les persécutions ou les guerres, des millions de personnes (16 millions en 2013 selon les chiffres officiels de l’ONU, dont plus de la moitié en Asie), sont condamnés au sort peu enviable de réfugiés; d’autres tentent, au milieu des plus grandes difficultés, parfois au péril de leur vie, de gagner des terres qu’ils croient plus hospitalières en Afrique en Amérique ou en Europe. Mais en Afrique du sud ils risquent d’être victimes des pogroms sur lesquels les Autorités ferment les yeux; et en Europe ceux qui ont eu la chance de ne pas se noyer en Méditerranée (plus de 4500 morts depuis 2013), se retrouvent souvent emprisonnés dans les camps de la forteresse Europe avant d’être expulsés!

Les capitalistes européens exportent leurs capitaux et leurs marchandises dans le monde entier (et ils sont en discussion pour accroître la liberté de circulation internationale des marchandises et des capitaux); les impérialistes européens – à commencer par les impérialistes français – interviennent à l’étranger, y font la guerre pour défendre leurs intérêts (derrière les fausses justifications de lutte contre le terrorisme ou pour les droits de l’homme), mais, restreignant la liberté de circulation des hommes, ils refusent d’accueillir les victimes de leurs actions et du système capitaliste, réduisant même les moyens de porter secours au naufragés, au point que l’ONU a accusé l’Europe de «transformer la Méditerranée en vaste cimetière»! Leur seule réponse aux drames actuels est de renforcer les moyens de surveillance des frontières et d’envisager des bombardements «ciblés» sur les côtes libyennes!

 

Prolétaires, camarades!

 

La classe ouvrière, en France comme ailleurs, ne pourra se défendre contre les attaques capitalistes que par la lutte ouverte et réelle, non par les simulacres de «journées d’action» et d’inoffensives manifestations rituelles. Elle ne pourra combattre les ravages de la crise, la misère et les guerres, qui frappent surtout aujourd’hui les prolétaires et les masses d’autres pays, mais dont les premiers contrecoups se font déjà sentir au coeur des métropoles impérialistes, qu’en reprenant les orientations de la lutte de classe et de l’internationalisme prolétarien. La lutte de résistance immédiate pourra alors se hisser au niveau d’une lutte générale, révolutionnaire, pour renverser le pouvoir bourgeois et instaurer le pouvoir prolétarien, centralisé et totalitaire: la dictature internationale du prolétariat, indispensable pour déraciner le capitalisme et aller vers une société sans classes, sans guerres ni frontières, sans oppressions ni discriminations: le communisme. Sinon le capitalisme finira par plonger à nouveau le monde dans une guerre mondiale, comme il l’a déjà fait à deux reprises pour surmonter ses crises.

Sur cette voie qui implique «l’organisation du prolétariat en classe donc en parti» (Le Manifeste Communiste), c’est-à-dire la reconstitution du parti de classe international, authentiquement communiste, le premier pas indispensable est la rupture avec toutes les orientations bourgeoises, le refus de tous appels à l’union nationale et à la collaboration entre les classes, l’opposition à tous les sacrifices au nom de l’économie nationale, l’organisation indépendante de classe pour la défense exclusive des intérêts prolétariens.

 

A bas l’Europe-forteresse ! Ouverture des frontières !

Régularisation des sans-papiers !

Retrait des troupes françaises d’Afrique et du Moyen-Orient !

Pour la reprise de la lutte de classe anticapitaliste !

Pour l’union des prolétaires de tous les pays !

Pour la révolution communiste mondiale !

 

01/05/2015

 

 

Parti communiste international

www.pcint.org

 

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