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La Commune a été grande par ce qu'elle fut contrainte d'être, non par ce que ses artisans ont voulu qu'elle soit

 

( Brochure "le prolétaire" ,  Août 2011,  format A5, 76 pages, Prix: 2 €)

 

 


 

Table des matières

 

---Introduction

---La Commune a été grande par ce qu’elle a été contrainte d’être non par ce que ses artisans ont voulu qu’elle soit. («programme communiste» n° 51-52; Avril-Septembre 1974)

---Léon Trotsky. Les leçons de la Commune. (Zlatoouste, 4 février 1921)

---Amadeo Bordiga. De la Commune à la Troisième Internationale. («L’Unità», 29 mars 1924)

---Karl Marx. La guerre civile en France. (Texte adopté et diffusé par l’Association Internationale des Travailleurs, Londres, le 30 mai 1871 - Extraits)

---Karl Marx. Lettre à Kugelmann. (Londres, le 12 avril 1871 - Extraits)

---V. Lénine. L'Etat et la Révolution. (1902 - Extraits)

 


 

INTRODUCTION 

(extrait)

 

Le matériel sur la Commune est été très riche, mais une simple brochure ne dispose que d‘un espace limité. Nous nous sommes donc contentés de republier certains textes politiques et théoriques fondamentaux, comme les «Leçons de la Commune» de Trotsky (1921), un texte de Bordiga («De la Commune à la Troisième Internationale», 1924, des extraits de «La guerre civile en France» de Marx, de sa lettre à Kugelman d‘avril 1871 et des extraits de «l‘Etat et la révolution» de Lénine; nous les avons fait précéder d‘un texte de parti publié lors d‘une centenaire de la Commune, qui a fourni le titre de cette brochure.

En 1911 Lénine écrivait que «la cause de la Commune est celle de la révolution sociale, celle de l‘émancipation politique et économique totale des travailleurs, celle du prolétariat mondial. Et en ce sens elle est immortelle» (1). Il ne faisait en réalité que répéter ce que Marx avait écrit à l‘époque dans une lettre à Kugelman: «Grâce au combat livré par Paris, la lutte de la classe ouvrière contre la classe capitaliste est entrée dans une nouvelle phase. Quelle que soit le résultat immédiat, nous avons obtenu un nouveau point de départ d‘une importance historique universelle» (2). C‘est précisément cet aspect historique, jugé fondamental qu‘elle qu‘en ait été le résultat immédiat, qui conduira Marx et Engels, dans la préface à la nouvelle édition allemande du Manifeste, écrite à quatre mains en 1872, à apporter un seul «amendement» - qui est en fait une confirmation de ce qui avait déjà été énoncé dans le bilan de la révolution 1848 - à ce texte: «La Commune, notamment, a démontré que “la classe ouvrière ne peut se contenter de prendre la machine de l‘Etat, toute prête, et de le faire fonctionner pour son propre compte”», comme le déclarait clairement l‘Adresse de l‘Association Internationale des Travailleurs écrite le 30 mai 1871, 2 jours après la chute de la Commune (3).

La lutte de la classe ouvrière contre la classe capitaliste et son Etat, voilà le point névralgique, la question centrale de la révolution prolétarienne. Une fois que la lutte est arrivée jusqu‘à la conquête du pouvoir, que faire de l‘Etat? Jusqu‘à l‘expérience historique concrète de la Commune, certains pouvaient imaginer que sur la base d‘un rapport de force très favorable à la classe prolétarienne, il soit possible de s‘emparer de l‘appareil d‘Etat, de le faire servir aux objectifs révolutionnaires, d‘arriver par son intermédiaire à la réalisation du second principe du communisme révolutionnaire: après la constitution du prolétariat en classe, donc en parti, sa constitution en classe dominante, c‘est-à-dire l‘établissement de la dictature du prolétariat. Mais la Commune de Paris, la lutte engagée par le prolétariat parisien contre deux ennemis en même temps: les troupes prussiennes qui assiégeaient la ville affamée et désertée par l‘armée régulière, et les troupes de Thiers regroupée à Versailles qui manoeuvraient de toutes les façons possibles, y compris avec l‘aide de l‘«ennemi» allemand pour en finir une fois pour toutes avec les ouvriers; la Commune de Paris, la lutte révolutionnaire contre les pouvoirs bourgeois constitués a démontré qu‘il n‘y avait pas d‘autre voie, parce que se coalisaient contre lui, contre sa lutte révolutionnaire, contre son pouvoir politique, toutes forces bourgeoises représentées par l‘Etat et que même les Etats en conflits suspendaient leur guerre pour s‘unir contre lui.

Le noeud de tous les problèmes de la révolution est constitué par l‘Etat. De deux choses l‘une: ou l‘appareil d‘Etat, en tout ou en partie, est utilisable pour les objectifs révolutionnaires, ou il ne l‘est pas. Il est démontré jusqu‘à la nausée que l‘Etat n‘est pas neutre, qu‘il est un pouvoir politique et militaire centralisé au service de la classe dominante. Le marxisme n‘est pas une théorie idéaliste, il n‘élabore pas de modèle de société parfaite vers laquelle il faudrait diriger la lutte des classes; analysant scientifiquement les sociétés de classes, leur évolution à travers les révolutions et les contre-révolutions, il en tire des enseignements pour établir de manière toujours plus précise le programme de la classe révolutionnaire dans la société moderne: le prolétariat.

( … )

 


 

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